Sensible à la beauté de la Nature, la photographie me permet d’approfondir mon lien au vivant, de saisir ces instants fragiles où la lumière révèle quelque chose de plus grand que nous.
Je m’attarde sur les paysages, les matières, les traces du temps. Je cherche ce qui résiste, ce qui scintille, ce qui s’efface. Mes images naissent de rencontres : un souffle de vent sur une herbe, une flaque givrée éphémère, un ciel qui hésite entre deux couleurs. Je travaille comme on écoute — avec attention, patience, et intuition.
La montagne est devenue le cœur de mon univers photographique : un refuge, une source, un espace d’évasion. J’y randonne seul, suivant mes propres itinéraires, souvent pour plusieurs jours d’errance en haute altitude. Je dors sous les étoiles ou dans la quiétude d’une cabane, loin du tumulte de la société. C’est là-haut, entre deux vallées ou au bord d’un lac enneigé, que je sors mon appareil photo et que ma créativité s’exprime pleinement.
En chemin, je capture ce que la nature offre à qui sait regarder : la force brute des paysages, mais surtout l’infiniment petit — ce monde délicat où une goutte, une écorce ou un reflet deviennent un univers à part entière. La macrophotographie me révèle des mondes insoupçonnés, comme un écho à ma fascination pour la physique quantique : un dialogue constant entre le minuscule et le cosmique.
Chaque photo que je partage est une invitation à ralentir, à s’émerveiller, à habiter un instant suspendu. Photographier est pour moi une manière d’habiter le monde plus doucement. Une façon de dire : “Regarde, c’est déjà là.”